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Directive européenne « Empowering Consumers » (EmpCo)
Webinaire
Les nouvelles règles européennes encadrant les allégations environnementales sont entrées en vigueur. Votre entreprise utilise des termes tels que « écologique », « durable » ou « neutre en carbone » dans sa communication ?
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I. Pourquoi les consommateurs se méfient
Les produits durables connaissent un essor important — mais la confiance reste rare. Beaucoup de consommateurs accueillent avec scepticisme les promesses environnementales des marques. L’Union européenne souhaite changer cela : avec la directive Empowering Consumers (EmpCo, officiellement Directive (UE) 2024/825), le greenwashing est mieux encadré, la transparence renforcée, et les consommateurs recevront des informations vérifiables plutôt que de simples slogans publicitaires.
Les entreprises sont ainsi confrontées à un défi : seules des promesses de durabilité crédibles peuvent transformer l’intérêt croissant des consommateurs en achats réels.
Cette directive a été transposée en droit luxembourgeoise par la Loi du 9 juin 2026. Depuis le 27 septembre 2026, ces nouvelles règles s’appliquent à toutes les entreprises proposant des produits ou services à des consommateurs au Luxembourg.
Aperçu de la directive Empowering Consumers (EmpCo)
L’UE prend le greenwashing au sérieux et durcit ses règles. La directive Empowering Consumers vise à mieux protéger et informer les consommateurs, tout en réduisant les pratiques marketing trompeuses.
Elle modifie à la fois la réglementation existante sur les pratiques commerciales déloyales et la directive sur les droits des consommateurs.
C’est un élément central du Pacte vert pour l’Europe, destiné à garantir que les consommateurs bénéficient d’une transparence réelle, et non de simples promesses vides.
Objectif principal de la directive EmpCo
La directive Empowering Consumers poursuit avant tout un but : protéger les consommateurs contre la publicité trompeuse en matière de durabilité. Elle vise à fournir aux consommateurs des faits vérifiables plutôt que de simples promesses publicitaires.
Concrètement, la directive s’attaque aux pratiques qui entravent l’accès à de véritables produits durables, telles que :
- l’obsolescence programmée,
- les allégations écologiques ou sociales trompeuses,
- les labels de développement durable douteux.
À long terme, EmpCo contribue à l’objectif majeur de l’UE : rendre l’Europe climatiquement neutre d’ici 2050, tout en développant une économie davantage axée sur l’économie circulaire et la durabilité réelle.
Entrée en vigueur de la directive EmpCo
La directive Empowering Consumers est officiellement en vigueur :
- 17 janvier 2024 : adoption par le Parlement européen
- 20 février 2024 : approbation par le Conseil de l’UE
- 26 mars 2024 : entrée en vigueur officielle
Calendrier pour les professionels
- 27 mars 2026 : date limite pour que tous les États membres transposent les dispositions dans leur droit national
- 27 septembre 2026 : application obligatoire des nouvelles règles pour toutes les entreprises avec l'entrée en vigeur de la Loi du 9 juin 2026
EmpCo vs. Green Claims Directive : ce que les entreprises doivent savoir
La directive Empowering Consumers (EmpCo) n’est qu’un volet de la stratégie européenne contre le greenwashing. Elle sera complétée par la future Green Claims Directive, qui définira des règles détaillées pour justifier et communiquer les allégations environnementales.
Même si l’adoption de cette directive complémentaire devait être retardée, EmpCo fixe déjà des règles claires : les allégations environnementales trompeuses sont interdites, et les entreprises doivent pouvoir démontrer la crédibilité de leurs affirmations.
Pourquoi cette directive est cruciale pour les entreprises
EmpCo apporte une clarté renforcée et modifie la manière dont les entreprises peuvent communiquer sur la durabilité. Les messages marketing et les produits doivent être examinés pour se conformer aux exigences plus strictes depuis le 27 septembre 2026.
La directive exige des preuves concrètes et vérifiables pour toutes les allégations environnementales.
Point délicat : les affirmations reposant uniquement sur la compensation carbone sont interdites, ce qui constitue un vrai défi pour de nombreuses stratégies marketing internationales.
Conclusion pour les entreprises
Les allégations environnementales doivent être claires, justes et fiables. C’est la seule manière de permettre aux consommateurs de faire des choix d’achat plus durables et éclairés.
II. Comprendre EmpCo
Dans la transition écologique, les marques font face à un défi majeur : les promesses environnementales doivent non seulement être vraies, mais aussi communiquées de manière claire et vérifiable. C’est précisément l’objectif de la directive Empowering Consumers (EmpCo).
Qu’est-ce qu’une « allégation environnementale » (Green Claim) ?
La directive définit très largement les promesses environnementales : une allégation verte peut être tout message ou représentation non imposé par la loi, européenne ou nationale. Cela inclut notamment :
- Textes : slogans, descriptions de produits, contenus de sites web
- Éléments visuels : photos, infographies
- Éléments graphiques : logos, symboles, icônes
- Représentations symboliques : labels, certifications
- Éléments de marque : noms de marque, noms d’entreprise ou noms de produits
Critère essentiel : le message doit faire partie de la communication commerciale et suggérer qu’un produit, une gamme de produits, une marque ou un professionnel :
- a un impact environnemental positif ou neutre,
- est moins nocif pour l’environnement que d’autres, ou
- a amélioré son impact environnemental au fil du temps.
La définition large couvre des thèmes tels que l’impact climatique, l’efficacité énergétique, la circularité, la pollution ou la biodiversité. Ainsi, qu’un produit s’appelle « Green Clean » ou qu’un logo affiche « Climatiquement neutre », la directive EmpCo s’applique.
Greenwashing : ce que c’est et pourquoi les entreprises doivent l’éviter
La directive clarifie la notion de greenwashing : toute allégation environnementale inexacte, non vérifiée ou invérifiable en relève.
Même une entreprise réellement durable peut être concernée : si les allégations ou les labels de développement durable ne sont pas documentés avec soin, cela peut être considéré comme du greenwashing.
Pourquoi les entreprises doivent absolument éviter le greenwashing
Le greenwashing peut avoir des conséquences importantes, même pour une entreprise durable, tant sur le plan juridique que réputationnel :
- Risques juridiques : la publicité trompeuse sur l’environnement peut déjà être sanctionnée comme violation des règles de concurrence. EmpCo renforce cette protection et introduit des interdictions « per se » : certaines pratiques sont automatiquement considérées comme déloyales, sans analyse au cas par cas. Concurrents et associations de consommateurs qualifiées peuvent légalement poursuivre ces violations.
- Sanctions : même avant la mise en œuvre complète d’EmpCo, les États membres doivent garantir que les violations soient sanctionnées efficacement. Le message est clair : pratiquer le greenwashing expose à des conséquences importantes.
- Atteinte à l’image : même le simple soupçon peut nuire à la réputation. Selon une enquête NIM citée par le Handelsblatt, 72 % des personnes interrogées évitent les entreprises associées à des promesses climatiques douteuses. La confiance se perd rapidement et est difficile à regagner.
Conclusion pour les marques : la durabilité doit non seulement être appliquée, mais aussi communiquée de manière transparente et vérifiable.
III. Ce que les entreprises ne pourront plus faire à l’avenir
La directive Empowering Consumers (EmpCo) élargit considérablement la « liste noire » des pratiques commerciales déloyales. Certaines déclarations sont désormais automatiquement considérées comme trompeuses, sans qu’un examen judiciaire au cas par cas soit nécessaire.
Allégations environnementales génériques
Les marques ne peuvent plus affirmer de manière générale qu’un produit est « écologique », « respectueux du climat » ou « énergétiquement efficace » si aucune performance environnementale reconnue et exceptionnelle ne peut être démontrée. Ces preuves doivent être étayées par des actes juridiques de l’UE, des labels environnementaux nationaux ou régionaux (Ecolabel) ou d’autres performances de pointe conformes au droit de l’UE (ex : étiquetage énergétique). Exemple : au lieu de dire « respectueux du climat », il faut formuler une affirmation concrète et vérifiable telle que « 100 % de l’énergie utilisée pour cet emballage provient de sources renouvelables ».
Allégations globales trompeuses
Les affirmations concernant un produit ou une entreprise dans son ensemble sont interdites si elles ne se rapportent qu’à un seul aspect. Exemple : un produit appelé « Green Cream » suggère une démarche écologique alors que seulement 30 % de son emballage est constitué de matériaux recyclés – cela sera désormais considéré comme trompeur.
Allégations de compensation
Les affirmations telles que « climatiquement neutre » ou « neutre en CO₂ » ne sont autorisées que si les impacts proviennent directement du cycle de vie du produit ou de sa propre chaîne de valeur. L’achat de certificats ou les projets de compensation externes ne sont pas considérés comme équivalents. Les investissements dans des projets environnementaux peuvent être communiqués, mais doivent être présentés de manière transparente et non trompeuse.
Comparaisons de produits trompeuses
Les comparaisons entre produits basées sur des caractéristiques écologiques ou sociales doivent être clairement documentées sur le plan méthodologique. Les affirmations vagues telles que « Moins d’eau que d’autres produits ! » sans explication de la méthode de comparaison sont désormais interdites.
Déclarations évidentes
Les normes légalement obligatoires ne peuvent pas être présentées comme un avantage particulier. Exemple : un « 30 % de matériaux recyclés », déjà obligatoire, ne peut pas être utilisé comme argument de vente.
Labels de développement durable inventés
Les labels créés par l’entreprise elle-même sans certification externe sont interdits. Seuls les labels émis par des organismes publics ou basés sur des systèmes de certification vérifiés peuvent être utilisés. Ces systèmes doivent être transparents, équitables et soumis à un contrôle objectif, avec des règles claires en cas de non-respect.
Déclarations sur la performance environnementale future
Les promesses à long terme, telles que « climatiquement neutre d’ici 2030 », ne sont autorisées que si elles reposent sur des engagements clairs et vérifiables. Les entreprises doivent présenter un plan de mise en œuvre détaillé, comprenant des objectifs mesurables, des ressources financières, des développements technologiques et un contrôle indépendant. De simples déclarations d’intention ne suffisent pas.
Conclusion
La directive EmpCo exige des allégations environnementales (« green claims ») précises, vérifiables et transparentes. Les entreprises doivent planifier de manière stratégique et veiller à ce que leur communication sur la durabilité soit à la fois crédible et conforme au droit.
IV. Autres mesures de protection des consommateurs
La directive Empowering Consumers va au-delà des seules allégations environnementales. Elle renforce la protection des consommateurs, l’information, la transparence et l’équité dans des domaines clés, afin de permettre des décisions d’achat mieux fondées.
Durabilité et réparabilité
La directive s’oppose clairement à certaines pratiques liées aux pratiques qui rendent les produits rapidement inutilisables ou compliquent leur réparation – à la fois pour protéger les consommateurs et pour réduire les impacts environnementaux inutiles.
- Pratiques liées à l’obsolescence programmée : l’entreprise a de nouvelles obligations concernant les biens susceptibles de connaître une obsolescence prématurée. Exemple : l’entreprise ne peut pas inciter le consommateur à remplacer des consommables avant que cela ne soit techniquement nécessaire (exemple des cartouches d’encre d’une imprimante).
- Obligation d’information sur les mises à jour logicielles : les consommateurs doivent être informés avant les mises à jour susceptibles d’affecter négativement l’utilisation de produits comportant des éléments numériques, comme une autonomie de batterie réduite ou un ralentissement des performances. Les mises à jour ne doivent pas être présentées comme « nécessaires » si elles apportent uniquement de nouvelles fonctionnalités.
- Réparabilité et pièces de rechange : les informations trompeuses sur la réparabilité sont interdites. Les fabricants doivent fournir toutes les informations disponibles sur les pièces de rechange, les coûts, les procédures de commande, les guides de réparation et les éventuelles restrictions.
Clarté avant l’achat
La directive garantit que les consommateurs reçoivent toutes les informations pertinentes avant l’achat :
- Garantie légale de conformité : les consommateurs doivent être informés de manière standardisée de la garantie minimale de deux ans applicable dans toute l’UE.
- Garanties commerciales de durabilité supérieures à deux ans et gratuites sur l'ensemble du bien : les garanties commerciales de durabilité doivent être clairement indiquées à l’aide d’un label standardisé de l’UE.
- Mises à jour logicielles : les fabricants doivent indiquer la durée minimale pendant laquelle les mises à jour logicielles et de sécurité seront fournies.
- Options de livraison respectueuses de l’environnement : les entreprises sont tenues de fournir des informations sur les modes de livraison durables, tels que le vélo-cargo, le véhicule électrique ou la livraison groupée.
Conclusion
EmpCo renforce la protection des consommateurs non seulement en matière d’allégations environnementales, mais aussi en veillant à ce que les consommateurs puissent acheter des produits plus durables, réparables et transparents dans leurs performances grâce à une meilleure information.
V. Guides nationaux sur les allégations environnementales
Vous trouverez ci-dessous une liste (non exhaustive) des guides nationaux sur les allégations environnementales (dans le cadre de l’application de la directive 2005/29/CE).
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Pays |
Document |
Lien |
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AUT |
Leitfaden Green Claims im Tourismus |
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BEL |
Trop vert pour être vrai ? Guidelines Allégations environnementales |
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DEN |
ACM Guidelines regarding Sustainability claims |
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ESP |
Guía comunicación sostenible |
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FRA |
Guide pratique des allégations environnementales - Conseil national de la consommation |
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GBR |
Green claims code |
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GER |
Verbraucherzentrale Bundesverband e.V. , Grüne Marketingclaims auf Lebensmitteln |
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HUN |
Green marketing – Guidance for undertakings from the Hungarian Competition Authority |
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NOR |
Guidance to the sustainable apparel coalition |
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POR |
Guia informativo sobre Alegações Ambientais na comunicação comercial |
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SWE |
Allégations environnementales - Règles pour entreprises (Incl. exemples de jurisprudence) |
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Autres informations |
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International Chamber of Commerce |
The ICC Advertising and Marketing Communications Code |
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Commission européenne |
Communication de la Commission — Orientations concernant l’interprétation et l’application de la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil relative aux pratiques commerciales déloyales (section 4.1 Durabilité) |
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Commission européenne |
Questions & réponses de la Commission européen sur la directive (UE) 2024/825 « Empowering Consumers for the Green Transition »
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Commission européenne |
Common understanding on old stock situations under Directive (EU) 2024/825 on Empowering Consumers for the Green Transition |
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VI. Lignes directrices pour le Luxembourg
Les lignes directrices pour le Luxembourg sont disponibles sous ce lien (Pdf - 5,38 Mo).
Afin d’accompagner les professionnels dans l’application des règles relatives aux allégations environnementales, plusieurs outils sont d’ores et déjà disponibles :
- une fiche pratique sur les allégations environnementales : green-claims-fr.pdf (Pdf) ;
- une check-list destinée aux professionnels afin de les aider à évaluer la conformité de leurs communications environnementales : checklist-green-claims-fr.pdf (Pdf) ;
- le Guide pour le professionnel, consultable sur notre site : https://mpc.gouvernement.lu/fr/le-ministere/protjur/pro-pc.html.
VII. Glossaire
Retrouvez ici le glossaire regroupant les principaux concepts et termes utiles.
Allégation environnementale
"Tout message ou toute déclaration non obligatoire en vertu du droit de l’Union ou du droit national, sous quelque forme que ce soit, notamment du texte, une image, une représentation graphique ou un symbole tels que un label, une marque, une dénomination sociale ou une dénomination de produit, dans le cadre d’une communication commerciale, et qui affirme ou suggère qu’un produit, une catégorie de produits, une marque ou un professionnel a une incidence positive ou nulle sur l’environnement, est moins préjudiciable pour l’environnement que d’autres produits, catégories de produits, marques ou professionnels, ou a amélioré son incidence environnementale au fil du temps."
Source/référence :
- Art. L. 121-2, point 13, C. consom.
Allégation environnementale générique
"Toute allégation environnementale formulée sous forme écrite ou orale, y compris dans les médias audiovisuels, qui ne fait pas partie d’un label de développement durable, et lorsque la spécification de l’allégation n’est pas fournie en des termes clairs et bien visibles sur le même support."
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 121-2, point 13, C. consom.
Allégation environnementale relative aux performances futures
Allégation portant sur des engagements environnementaux à atteindre à un horizon donné, qui pour être licite doit être assortie d'engagements clairs, objectifs, accessibles au public et vérifiables ; être inscrits dans un plan de mise en œuvre détaillé et réaliste ; inclure des objectifs mesurables et assortis d'échéances ; avoir une affectation de ressources ; être vérifiée régulièrement par un tiers expert indépendant ; et dont les conclusions sont mises à disposition des consommateurs.
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 122-2, paragr. 2, lettre d), C. consom.
Allégation environnementale spécifique
Cette notion est définie par opposition à une allégation environnementale générique; une allégation est spécifique lorsque sa spécification est fournie en des termes clairs et bien visibles sur le même support, dans le même spot publicitaire, sur le même emballage ou dans la même interface de vente en ligne.
Source(s) / Référence(s) :
- Considérant 9 de la Directive (UE) 2024/825 du Parlement européen et du Conseil du 28 février 2024 modifiant les directives 2005/29/CE et 2011/83/UE pour donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition verte grâce à une meilleure protection contre les pratiques déloyales et grâce à une meilleure information
Allégation environnementale implicite
On entend par allégation environnementale implicite toute représentation suggérant un bénéfice environnemental au moyen de la présentation générale du produit, notamment sa mise en page, le choix des couleurs, les images, les illustrations, les sons, les symboles ou les labels, lorsqu'elle est associée à une allégation environnementale écrite ou orale. A l'inverse, les allégations environnementales génériques et spécifiques sont dites explicites.
Source(s) / Référence(s) :
- Considérant 9 de la Directive (UE) 2024/825 du Parlement européen et du Conseil du 28 février 2024 modifiant les directives 2005/29/CE et 2011/83/UE pour donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition verte grâce à une meilleure protection contre les pratiques déloyales et grâce à une meilleure information
- Proposition de directive sur les allégations écologiques COM(2023) 166 final du 22 mars 2023
Avantage non pertinent
Un avantage est non pertinent lorsqu'il n'est pas directement lié à une caractéristique de ce produit ou de cette entreprise spécifique et qui pourrait conduire les consommateurs à croire à tort qu'ils sont meilleurs pour eux, pour l'environnement ou pour la société que d'autres produits ou entreprises de professionnels du même type.
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 122-2, paragr. 2, lettre e), C. consom.
- Considérant 5 de la Directive (UE) 2024/825 du Parlement européen et du Conseil du 28 février 2024 modifiant les directives 2005/29/CE et 2011/83/UE pour donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition verte grâce à une meilleure protection contre les pratiques déloyales et grâce à une meilleure information
Caractéristiques environnementales et sociales
Les caractéristiques environnementales et sociales d’un produit peuvent s’entendre au sens large et inclure les aspects, les incidences et les performances dans les domaines environnemental et social.
Les caractéristiques environnementales sont des informations relatives à l'incorporation de matière recyclée, l'emploi de ressources renouvelables, la durabilité, la compostabilité, la réparabilité, les possibilités de réemploi, la recyclabilité, la présence de substances dangereuses, de métaux précieux ou de terres rares, la traçabilité et la présence de microfibres plastiques.
Les caractéristiques sociales d’un produit peuvent porter, par exemple, sur la qualité et l’équité des conditions de travail de la main-d’œuvre concernée, telles que le niveau adéquat des salaires, la protection sociale, la sécurité de l’environnement de travail et le dialogue social. Ces informations peuvent également porter sur le respect des droits de l’homme, sur l’égalité de traitement et l’égalité des chances pour tous, y compris l’égalité des genres, l’inclusion et la diversité, sur les contributions à des initiatives sociales ou sur des engagements éthiques, tels que le bien-être animal.
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 122-2, paragr. 1er, point 2, lettre b), C. consom.
- Art. L. 122-3, paragr. 8, C. consom.
- Considérant 3 de la Directive (UE) 2024/825 du Parlement européen et du Conseil du 28 février 2024 modifiant les directives 2005/29/CE et 2011/83/UE pour donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition verte grâce à une meilleure protection contre les pratiques déloyales et grâce à une meilleure information
- Notice du Décret N° 2022-748 du 29 avril 2022 relatif à l’information du consommateur sur les qualités et caractéristiques environnementales des produits générateurs de déchets (France)
Circularité
Elle inclue la durabilité, la réparabilité (par exemple l'indice de réparabilité) ainsi que la recyclabilité.
C'est un système économique d’échange et de production qui, « à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien-être des individus ». Cette définition peut être complétée par la notion de qualité et d’impact positif, en stipulant que « l’économie circulaire concrétise l’objectif de passer d’un modèle de réduction d’impact à un modèle de création de valeur, positive sur un plan social, économique et environnemental » .
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 122-2, paragr. 1er, point 2, lettre b), C. consom.
- Art. L. 122-3, paragr. 8, C. consom.
- Ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable, Luxembourg 2030 – 3ème Plan national pour un développement durable, Luxembourg, décembre 2019
Comparaison environnementale
Lorsqu’un professionnel fournit un service qui compare des produits et qui informe le consommateur de caractéristiques environnementales ou sociales ou d’aspects liés à la circularité, tels que la durabilité, la réparabilité ou la recyclabilité, associés à des produits ou aux fournisseurs de ces produits, les informations sur la méthode de comparaison, sur les produits faisant l’objet de la comparaison et sur les fournisseurs de ces produits, ainsi que sur les mesures mises en place pour tenir ces informations à jour, sont considérées comme des informations substantielles.
- Source(s) / Référence(s) :Art. L. 122-3, paragr. 8, C. consom.
Compensation carbone
Il s'agit d'un mécanisme permettant de compenser tout ou partie de l’empreinte carbone d'un produit par la prévention, la réduction ou l’élimination d’une quantité d’émissions de gaz à effet de serre dans un processus situé au système de produit étudié. Autrement dit, lorsqu'une entreprise émet des gaz à effet de serre qu'elle ne parvient pas à éviter, elle peut payer pour qu'une quantité équivalente soit réduite ou captée ailleurs, par un projet porté par elle-même ou par quelqu'un d'autre.
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 122-4, point 31), C. consom.
- Organisation internationale de normalisation (ISO), ISO 14068-1:2023, Gestion du changement climatique — Transition vers le net zéro — Partie 1 : Neutralité carbone.
- Organisation internationale de normalisation (ISO), ISO 14067:2018 , ISO 14067:2018, Gaz à effet de serre — Empreinte carbone des produits — Exigences et lignes directrices pour la quantification.
Consommation durable
La consommation durable désigne une manière de consommer les biens et les services qui répond aux besoins essentiels de la génération actuelle et contribue à améliorer la qualité de vie, sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins et à choisir leur propre mode de vie. Elle suppose de minimiser, tout au long du cycle de vie des produits, l'utilisation des ressources naturelles et des matières toxiques ainsi que les émissions de déchets et de polluants.
Source(s) / Référence(s) :
- Considérants 1 et 4 de la Directive (UE) 2024/825 du Parlement européen et du Conseil du 28 février 2024 modifiant les directives 2005/29/CE et 2011/83/UE pour donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition verte grâce à une meilleure protection contre les pratiques déloyales et grâce à une meilleure information. Sur la notion de durabilité voir egalement la décision (UE) 2022/591 du Parlement européen et du Conseil du 6 avril 2022 relative à un programme d’action général de l’Union pour l’environnement à l’horizon 2030.
- Le site Sosnature peut être consulté via ce lien
- Le site des Nations Unies peut être consulter via ce lien
Consommation responsable
La consommation responsable est la démarche par laquelle un acheteur (citoyen, entreprise ou collectivité) intègre dans ses décisions d'achat et d'usage les impacts de ses choix sur l'environnement, la société et l'éthique. Elle vise une consommation plus respectueuse de l'environnement, mais aussi de l'équité sociale et économique. Ces impacts sont pris en compte à toutes les étapes du cycle de vie du produit : fabrication, distribution, utilisation et fin de vie. Constituant la dimension individuelle et concrète de la consommation durable, elle représente l'un des piliers de l'économie circulaire.
Source(s) / Référence(s) :
- Le site de la Direction de la protection des consommateurs peut être consulté via ce lien
- Le portail Belgium.be est une initiative des autorités fédérales et peut être consulté via ce lien
- Le site de l'économie circulaire peut être consulté via ce lien
Durabilité
La durabilité est un élément de la circularité qui s'entend comme la capacité d’un produit à conserver dans le temps sa fonction et sa performance dans des conditions déterminées d’utilisation, d’entretien et de réparation.
Source(s) / Référence(s) :
Art. L. 122-2, paragr. 1er, point 2, lettre b), C. consom.
- Art. L. 122-3, paragr. 8, C. consom.
- Article 2 (22) du Règlement (UE) 2024/1781 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception pour des produits durables, modifiant la directive (UE) 2020/1828 et le règlement (UE) 2023/1542 et abrogeant la directive 2009/125/CE (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
Efficacité énergétique
Il s'agit du rapport entre les résultats, le service, la marchandise ou l’énergie que l’on obtient et l’énergie consacrée à cet effet.
Source(s) / Référence(s) :
- Article 1er (5) du Règlement grand-ducal du 7 août 2015 relatif au fonctionnement du mécanisme d’obligations en matière d’efficacité énergétique.
- Article 2(17) Règlement (UE) 2017/1369 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2017 établissant un cadre pour l'étiquetage énergétique et abrogeant la directive 2010/30/UE
Etiquetage énergétique
Il s'agit d'un schéma graphique, sur support imprimé ou sous forme électronique, comprenant une classification à échelle fermée utilisant uniquement des lettres de A à G, chaque lettre représentant une classe et chaque classe correspondant à des économies d'énergie, en sept couleurs différentes allant du vert foncé au rouge, dans le but d'informer les clients sur l'efficacité énergétique et la consommation d'énergie; sont comprises les étiquettes remaniées et les étiquettes comportant un nombre réduit de classes et de couleurs.
Source(s) / Référence(s) :
- Article 2(19) Règlement (UE) 2017/1369 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2017 établissant un cadre pour l'étiquetage énergétique et abrogeant la directive 2010/30/UE
Ecoblanchiment /Greenwashing
La notion de « greenwashing » ou d’écoblanchiment n'a pas de définition formelle, mais sert de notion-cadre de toute la Directive 2024/825 la désignant comme une allégation environnementale trompeuse qui induit ou est susceptible d’induire le consommateur en erreur en présentant un produit, un service ou une entreprise, comme plus respectueux de l'environnement qu'il ne l'est, ou en diffusant des allégations environnementales sans pouvoir les justifier.
Source(s) / Référence(s) :
- Considérant 1 de la Directive (UE) 2024/825 du Parlement européen et du Conseil du 28 février 2024 modifiant les directives 2005/29/CE et 2011/83/UE pour donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition verte grâce à une meilleure protection contre les pratiques déloyales et grâce à une meilleure information
Indice de réparabilité
"Une note exprimant la capacité d'un bien à être réparé, fondée sur des exigences harmonisées établies au niveau de l'Union."
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 010-1, point 19), C. consom.
- Art. L. 113-1, paragr. 1er, lettre j), C. consom., art. L. 222-3, paragr. 1er, lettre v), C. consom., art. L. 222-6, paragr. 1er, lettre w), C. consom.
Label de développement durable
"Tout label de confiance volontaire, label de qualité ou équivalent, public ou privé, qui vise à distinguer et à promouvoir un produit, un procédé ou une entreprise pour ses caractéristiques environnementales ou sociales, ou les deux, et qui exclut tout label obligatoire requis en vertu du droit de l’Union ou du droit national."
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 121-2, point 15), C. consom.
- Art. L. 122-4, point 28), C. consom.
Performance environnementale
Le résultat de la maîtrise, par un fabricant, des caractéristiques d'un produit qui sont à l'origine d'incidences sur l'environnement.
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 121-2, point 17), C. consom.
- Art. L. 122-2, paragr. 2, lettre d, C. consom.
- Article 3(4) Règlement (CE) n o 66/2010 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 établissant le label écologique de l'UE
Performance environnementale excellente reconnue
"Performance environnementale conforme au règlement Règlement (CE) n° 66/2010 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 établissant le label écologique de l'UE ou aux systèmes nationaux ou régionaux EN ISO 14024 de label écologique de type I officiellement reconnus dans les États membres, ou aux meilleures performances environnementales en vertu d’autres dispositions applicables du droit de l’Union."
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 121-2, point 17), C. consom.
- Art. L. 122-4, point 29), C. consom.
Recyclabilité
La recyclabilité est un élément de la circularité qui s'entend comme étant la capacité de recyclage effective des déchets issus de produits identiques ou similaires. La recyclabilité est caractérisée pour ces déchets par la capacité à être efficacement collecté à l’échelle du territoire, via l’accès de la population à des points de collecte de proximité ; la capacité à être trié, c’est-à-dire orienté vers les filières de recyclage afin d’être recyclé ; l’absence d’éléments ou substances perturbant le tri, le recyclage ou limitant l’utilisation de la matière recyclée ; la capacité à ce que la matière recyclée produite par les processus de recyclage mis en œuvre représente plus de 50 % en masse du déchet collecté ; la capacité à être recyclé à l’échelle industrielle et en pratique, notamment via une garantie que la qualité de la matière recyclée obtenue est suffisante pour garantir la pérennité des débouchés, et à ce que la filière de recyclage puisse justifier d’une bonne capacité de prise en charge des produits pouvant s’y intégrer.
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 122-2, paragr. 1er, point 2, lettre b), C. consom.
- Art. L. 122-3, paragr. 8, C. consom.
- Article 1er, sous-section 3, article R. 541-221 (VI) Décret N°2022-748 du 29 avril 2022 relatif à l’information du consommateur sur les qualités et caractéristiques environnementales des produits générateurs de déchets (France)
Réparabilité
Il s'agit d'un élément de la circularité aux côtés de la durabilité et de la récyclabilité qui n'a pas de définition légale clairement établie, mais qui est mobilisé de façon récurrente soit par renvoi à des exigences techniques, soit par une norme d'évaluation. Il s'agit de l'aptitude d'un produit à être remis en état de fonctionnement lorsqu'il tombe en panne ou se détériore. Un produit est d'autant plus réparable qu'il est facile à démonter, que ses pièces détachées sont disponibles, abordables et livrées rapidement, et que les informations nécessaires à la réparation (notices, manuels techniques) sont accessibles.
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 122-2, paragr. 1er, point 2, lettre b), C. consom.
- Art. L. 122-3, paragr. 8, C. consom.
- Organisation internationale de normalisation (ISO), BS EN 45554:2020, « Méthodes générales pour l'évaluation de la capacité de réparation, de réutilisation et d'amélioration des produits liés à l'énergie ».
- Article 2 (11) de la Directive (UE) 2024/1799 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant des règles communes visant à promouvoir la réparation des biens et modifiant le règlement (UE) 2017/2394 et les directives (UE) 2019/771 et (UE) 2020/1828
Système de certification
"Un système de vérification par un tiers qui certifie qu’un produit, un processus ou une entreprise satisfait à certaines exigences, qui permet l’utilisation d’un label de développement durable correspondant et dont les dispositions, notamment les exigences qu’il définit, sont accessibles au public et répondent aux critères suivants :
- le système est ouvert, à des conditions transparentes, équitables et non discriminatoires, à tous les professionnels désireux et en mesure de se conformer aux exigences du système ;
- les exigences définies par le système sont élaborées par le propriétaire de ce dernier en consultation avec les experts et les parties prenantes concernées ;
- le système établit des procédures pour traiter les cas de non-conformité à ses exigences et prévoit le retrait ou la suspension de l’utilisation du label de développement durable par le professionnel en cas de non-respect des exigences définies par le système ; et
- le contrôle du respect par le professionnel des exigences du système fait l’objet d’une procédure objective et est effectué par un tiers dont la compétence et l’indépendance par rapport au propriétaire du système comme au professionnel sont fondées sur des normes et procédures internationales, de l’Union ou nationales."
Source(s) / Référence(s) :
- Art. L. 121-2, point 16), C. consom.
- Art. L. 122-4, point 28), C. consom.
Transition verte
La transition verte est un processus visant à mettre en place un nouveau modèle de développement garantissant des sociétés durables sur le plan environnemental et plus justes, en réponse au changement climatique, à la dégradation de l'environnement et à la perte de biodiversité. Elle est indispensable pour faire face à l'urgence du changement climatique d'origine humaine, à la dégradation de l'environnement (eau, sols, forêts, atmosphère) ainsi qu'à la perte de biodiversité.
Cette transition implique des changements fondamentaux, non seulement dans les grands systèmes de production et de consommation (énergie, transport, agriculture, alimentation), mais aussi dans les infrastructures, les valeurs sociétales et la sphère politique. Elle suppose la transformation de l'ensemble des activités et secteurs économiques, ainsi que des modes de vie, afin de limiter significativement les émissions de CO₂ et autres gaz à effet de serre, de restaurer et protéger l'environnement, et, à terme, de basculer vers une économie circulaire qui utilise efficacement les ressources pour éviter le gaspillage et la pollution, et qui est découplée du carbone.
- Source(s) / Référence(s) :
- European Training Foundation (ETF), Skilling for the green transition: ETF Policy Briefing, Turin, 2022, pp 02